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Critiques Express

New Kids In Town    (1990)
On dit souvent, et à juste titre que l’âge d’or cinématographique de Liu Chia Liang se situait dans les années 70/80, quand il empilait de mémorables kung fu pian en costume pour la Shaw Brothers. Vint ensuite, dès la fin des années 80 une sorte de désintérêt du public pour ces films d’époque rapportant souvent des célèbres récits historiques chinois, préférant un cinéma de divertissement plus ancré dans les mœurs modernes. Un bon castagneur restant un bon castagneur, beaucoup de stars du Kung Fu pian en costume tentent une reconversion dans les polars urbains et survoltés qui sont désormais à la mode. Liu Chia Liang fait partie de ceux-là mais ne trouve pas vraiment ses marques. On jette alors un regard nostalgique vers ses classiques comme Executioners From Shaolin, estimant que l’heure de gloire du réalisateur est définitivement passée. Il reste cependant des petits bijoux auxquels le sifu a participés après le milieu des années 80. New Kids In Town, collaboration entre les deux frères Liu (Chia Yung et Chia Liang), fait définitivement partie de ces oeuvres qui font date dans l’histoire du film d’action HK, qui après les productions Shaw connaît un second pic de fertilité.

New Kids In Town est tout simplement un concentré de scènes d’actions survoltées. Et comme pour la plupart des films de ce genre, de cette période et de ce budget, la complexité du scénario est aussi faible que les scènes d’actions sont nombreuses. Le classique bad guy trafiquant de drogue entre dans une classique histoire de conflits entre des bons et des méchants, ce qui amène à des situations classiques. La démarche des scénaristes consiste en fait à évaluer le nombre de cogneurs réunis pour le film, puis à leur confier à chacun un personnage, qui va soit dans la catégorie des bons, soit dans celle des gros méchants. On saupoudre le tout d’une intrigue sans intérêt, d’un brin d’humour bon enfant et on obtient un script. Qui se plaindra cependant du scénario squelettique ? Pas grand monde, les acteurs étant tous choisis selon des critères physiques, à savoir leur capacité à distribuer des coups, et se battant plus qu’ils ne parlent.

En effet, l’intérêt tout entier du film repose sur les épaules des chorégraphes, les scènes d’actions qu’ils conçoivent et leurs acteurs casse-cou. Tout simplement parce qu’il ne se passe pas dix minutes dans New Kids In Town sans qu’il n’y ait une scène d’action, au grand bonheur du spectateur qui n’a pas le temps d’être endormi par l’histoire peu palpitante. Le casting sent déjà le sans fautes, les deux frères Lau encadrant cette belle nouvelle génération d’acteurs doués en arts martiaux et en cascades représentée par Chin Siu Ho, Moon Lee, Lee Ka Sing, Eddie Maher le terrifiant gweilo interprétant un bad guy (pléonasme) suivi de près par Sophia Crawford. Et à l’écran le résultat est largement à la hauteur des espérances et de ces incroyables voltigeurs. C’est bien simple, on nous gave de combats grandioses du début du film jusqu’au final anthologique, qui est un montage alterné de bastons dingues (Chin Siu Ho et Moon Lee font équipe alors que Liu Chia Liang fait d’Eddie Maher son affaire personnelle !) et qui varie les plaisirs. En effet cette séquence finale est un mélange parfaitement homogène et efficace de gunfight dans le plus pur style « Heroic Bloodshed » et de combat à mains nues, vraiment pas avar en cascades et en explosions. On assiste donc à ce grand spectacle en affichant un large sourire satisfait, d’autant plus satisfait que le sifu Liu Chia Liang, contre toute attente se joint à ces violentes festivités.

Liu Chia Liang, qui dans le film campe le père de Moon Lee (les chiens ne font pas des chats, pourrait-on dire si le lien de parenté était vrai) ne se montre pas beaucoup jusqu’à la scène finale. Sûrement préoccupé par les nombreuses chorégraphies à mettre au point avec son frère, on le voit au début faire quelques mouvements agréables à l’œil sur une terrasse, puis quelques secondes au long du film dans le restaurant dont il est censé être le patron. Interprétant comme à son habitude un homme sage, fier et confronté à la folle jeunesse, Liu impressionne dans la scène finale. S’il ne se permet pas d’acrobaties, c’est pour mieux montrer son style de combat direct, dur et rapide qui fera mordre la poussière à Eddie Maher, comme pour rappeler que ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace. Une nouvelle occasion de rappeler, comme s’il en était besoin, l’immesurable talent de cet homme derrière comme devant la caméra.

New Kids In Town est donc un pur actioner dopé par l’énergie de ses acteurs. Cette excellente série B, où l’action est peu diluée, ravira tous les amateurs de films dans la veine de Righting Wrongs ou Devil Hunters.
Florent d'Azevedo 2/16/2005 - haut

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 2/16/2005 Florent d'...

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