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Critiques Express

Hero Of The Beggars    (1992)
Star toute puissante du box office dans les années 70, Michael Hui connut une très lente mais inexorable chute de popularité dans les années 80. Le point de non retour sera atteint au milieu des années 90, époque à laquelle le frère aîné des Hui Brothers ne peut qu’abandonner son titre à la nouvelle star du genre, l’incontournable Stephen Chow. Il ne peut y avoir deux lions sur la même montagne dit le proverbe, c’est d’autant plus vrai de deux super stars de la comédie à HK. Ce passage de flambeau ne se fit cependant pas sans une forte résistance de la part de Michael Hui. L’acteur enchaîna pendant cette période toute une série de films mélangeant comédie et drame (Always On My Mind en est l’exemple le plus évident) pour des résultats commerciaux généralement très satisfaisants. Hero Of The Beggars est un de ceux là, pas forcément le plus connu, ni le plus ambitieux artistiquement, ce n’en est pas moins une franche réussite.

Michael joue donc le rôle de Ma Wai, un officier de Chine Continentale mis au chômage mais toujours à la tête d’un petit groupe d’anciens militaires pour le moins disparate. Tyrannique, hypocrite, lâche mais avec un cœur plus tendre qu’il ne le laisse croire : Nous voilà en face d’un personnage 100 % Michael Hui ! Parfaitement à l’aise dans ce registre qu’il maîtrise depuis plus de 15 ans, il s’impose comme le pivot comique du film. C’est lui qui donne du grain à moudre à ses co-stars (excepté Sandra Ng, aucun n’est capable de rivaliser avec lui), c’est lui qui fait avancer le film par ses choix (ou indécision) et c’est lui qui occupe l’écran dès qu’un gag d’envergure est enclenché. Même si le roi de la comédie est sur le point de perdre son titre, il a encore de très bons restes !

Si le personnage emblématique de Hui n’a pas vraiment changé, la manière dont il appréhende ses films est, elle, le fruit d’une longue évolution. A ce stade de sa carrière, l’homme a abandonné les rênes de la réalisation. Mais, tout comme Jackie Chan le fera dans les années 90, Michael Hui reste largement en contrôle du film et ne se laisse diriger que dans la mesure où il l’approuve ! N’étant pas vraiment un grand réalisateur, son relatif retrait de la mise en scène est pour le mieux, lui permettant de se concentrer sur d’autres aspects du film.
La structure du récit est probablement un de ces éléments sur lequel Hui s’est penché, ici bien épaulé par deux scénaristes. Des œuvres comme Private Eyes ou Games Gamblers Play trahissaient clairement leurs origines télévisuelles. Il s’agissait d’enchaînements de sketchs très vaguement reliés par un fil rouge scénaristique passe partout. Hero Of The Beggars est bien mieux organisé dans son scénario : la progression de l’histoire est naturelle, fluide et les gags sont logiquement amenés. Une évolution tout à fait appréciable.

L’humour pratiqué par Hui reste par contre assez constant. On sent toujours cette volonté de tourner en dérision certains phénomènes sociaux et culturels de l’ex-colonie. Ici, probablement sous l’influence du succès de Her Fatal Ways, ce sont les rapports entre Chine continentale et HK qui sont la cible de sa verve comique. Même si la reconstitution de l’environnement Chinois à HK est parfois hasardeuse (un collège privé local qui fait office d’école militaire), les gags sont inspirés. Hui y fait preuve d’une belle maîtrise du rythme (il fait durer la plaisanterie juste ce qui est nécessaire pour qu’on ne se lasse pas) ainsi qu’un impressionnant savoir faire dans la préparation des scènes comiques (voir la séquence où le commandant cherche à passer un coup de fil pour se plaindre des ravages du capitalisme). Mais, comme à la grande époque des années 70, c’est l’appât du gain de ses semblables qui est LE point sur lequel Hui appuie le plus pour créer ses gags. Les petites arnaques de son personnage, et surtout la manière dont elles sont contrées par des gens comme Michael Chan ou Anthony Chan, sont l’occasion de moments comiques de qualité (l’arnaque aux billets et le combat « têtes de poisson » qui suit est particulièrement mémorable).

Même si le film se délite un peu dans sa toute dernière partie, l’excellence de l’humour de Hero Of The Beggars et le fait de voir un Michael Hui en grande forme en font une œuvre tout à fait recommandable pour tout amateur de comédie HK.
Arnaud Lanuque 10/31/2005 - haut

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 10/31/2005 Arnaud La...

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