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Sand Pebbles    (2015)
Dans le cadre d’une industrie cinématographique hongkongaise qui peine à retrouver la splendeur perdue des années 1980/1990, le retour d’anciens réalisateurs de cette époque ne peut que générer un certain espoir. Malheureusement, les différentes tentatives qui ont eu lieu jusqu’ici ont méchamment douché ces attentes. Ainsi, aussi bien le Baby Blues de Po Chi Leung ou le Z Storm de David Lam ont été de cruelles déceptions. Contrairement aux deux metteurs en scène sus-cités, à la tête de budgets relativement important, Clifford Choi, un des anciens membres de la nouvelle vague, revient par la petite porte. Sand Peebles est un petit budget, avec pour seule actrice connue la vénérable (mais bien peu bankable) Nina Pau. Autant dire qu’il n’y a pas de miracle à attendre du film en ce qui concerne son exploitation commerciale… Mais cela n’empêche pas Sand Peebles d’être une des rares réussites de cette mode du come-back.

Le film se passe durant l’épidémie de SARS. Trois cousins, l’un élevé en chine continentale, l’autre au Canada et la dernière à Hong Kong, se retrouvent confiés à leur grand-mère le temps que l’épidémie cesse. Confinés dans l’appartement de cette dernière, ils apprennent bon gré mal gré à se connaître davantage.

Au cours d’une carrière forte de 10 réalisations, Clifford Choi a démontré avoir une belle sensibilité envers la jeunesse (Encore, Teenage Dreamers, Grow Up in Anger) et le sort des immigrés (Hong Kong, Hong Kong, Amnesty Decree). Il n’est donc pas surprenant que ces thèmes soient au cœur de Sand Peebles. Ce qui l’est davantage, c’est que Choi ait réussi à capter la réalité contemporaine de ces sujets. Car, entre les années 1980 et aujourd’hui, les choses ont bien évolués en la matière.

Hong Kong a traditionnellement été une ville de passage. Ce n’est qu’après 1949 qu’une identité hongkongaise tel que nous la connaissons aujourd’hui s’est formée. En même temps que cette culture locale s’est créée, la vision de l’immigration a évolué, tout spécialement l’immigration venant de la Chine. De victime, l’immigré Chinois est devenu une menace. Avec Sand Peebles, Choi remet les choses à l’échelle humaine. Oui, les différences culturelles et de langages mènent à de multiples difficultés et autres quiproquos. Mais, une fois ces problèmes confrontés, ces différences deviennent une force, une richesse aussi bien pour l’entourage proche que la société dans son ensemble. Un fait qui s’applique d’ailleurs aussi bien aux immigrés en provenance de la chine que d’ailleurs. C’est ce processus qu’illustre le récit. Obligés de cohabiter ensemble, chapeautés par leur attachante grand-mère, les trois jeunes vont s’affronter, chacun voulant conserver ses petites habitudes, mais finiront par s’ouvrir, s’apprécier et se soutenir les uns les autres face aux obstacles de la vie, le SARS en tête. Les bonnes intentions sont évidentes et pourraient faire tomber le film dans une sorte de leçon de morale digne d’une publicité gouvernementale. Mais Clifford Choi réussit à éviter l’écueil en injectant une bonne dose d’humour et par une confiance sans faille dans son sujet et ses personnages.

Le petit budget de l’entreprise impacte hélas le plaisir qu’on peut prendre à voir le film de l’ancien membre de la nouvelle vague. Des problèmes sur le mixage du son, une reconstitution de l’époque du SARS approximative et des prestations d’acteur très inégales empêchent une immersion complète dans le récit. Mais ces scories ne sont pas suffisantes pour brouiller le joli message que fait passer Sand Peebles. Un message rare dans le cinéma hongkongais actuel et donc d’autant plus précieux.
Arnaud Lanuque 6/18/2015 - haut

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 6/18/2015 Arnaud Lan...

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