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Critiques Express

Overheard 2    (2011)
Après le brillant Overheard de 2009, réalisé par le duo Alan MakFelix Chong, il était tentant d’offrir une suite à ce concept musclé qui mélangeait habillement suspense et action autour de manigances financières. Toutefois, sans rien dévoiler du premier film, il était difficile d’envisager une continuité cohérente aux vies chahutées des trois personnages principaux ; or la distribution du numéro deux repose sur le même trio qui a fait en grande partie le succès du premier (Louis Koo, Lau Ching Wan et Daniel Wu). La surprise ne peut qu’être au rendez-vous, car ce n’est tout simplement ni une suite, ni une préquelle ou quoi que ce soit du genre. Ce Overheard n’a de deuxième que le nom. Le casting et l’équipe technique sont similaires, mais l’histoire ne reprend en rien la trame laissée en 2009.

Le premier opus avait pour cadre une équipe de spécialistes des écoutes téléphoniques et de la vidéosurveillance dans une brigade de répression des fraudes financières, d’où le titre. Sous couvert de garder cette combinaison espionnage/finance,Overheard 2 part sur une intrigue différente mais tout aussi alambiquée que le premier film. Il s’agit bel et bien d’un imbroglio financier, sur fond de vengeance et de manipulation, mais cette fois Louis Koo est un inspecteur solitaire qui traque un talentueux trader (Lau Ching Wan) lui-même menacé par un jeune truand aux motivations équivoques (Daniel Wu). D’équipiers soudés et solidaires, les trois acteurs deviennent ennemis dans une triangulaire torturée, et livrent au passage des prestations de très bonne qualité.

Passé la surprise de ne pas retrouver les attachants Johnny, Gene et Max, que penser de ce Overheard 2 ? Le sentiment est ambivalent mais au final, c’est très largement un sentiment positif qui l’emporte. Le film est acide et en ce sens savoureux. Démonstration est faite par quelques personnages, chantres de la finance et du capitalisme à tous crins, que sans eux la société ne fonctionnerait pas. Le déroulement de l’histoire montre pourtant un monde sans scrupule où fort peu de place est laissée au facteur humain et au développement de l’entreprise. Tout comme dans le premier opus, ce double discours ne peut passer inaperçu dans la société hongkongaise, où l’argent est un culte et la finance une culture de masse.

A cette toile de fond s’ajoutent des chausse-trappes narratifs, qui se posent et se défont tandis que d’autres se referment de manière inattendue. C’est bien dosé, relativement équilibré et dans ces univers de défiance, les victimes ne sont pas toujours celles qu’on croit. D’ailleurs, la dernière intrigue financière livrée par Hollywood, Wall Street 2, peut bien aller se rhabiller. Overheard 2 est beaucoup plus noir, plus féroce… sans concession.

Certes, le rythme manque dans la première heure ; les deux réalisateurs s’emmêlent quelque peu dans une installation fastidieuse qui a cependant le mérite de poser des personnages ambigus, et des effets de style un peu trop maniérés. Toujours en comparaison avec le premier du nom, Overheard 2 est plus nerveux mais aussi plus précieux –voir prétentieux- sur la forme. A ce titre, la séquence d’ouverture est longue et sert de véritable démonstration de savoir-faire.

Le film est volontairement plus froid et austère que son prédécesseur. Le contexte est plus dur et Overheard 2 en est le reflet. Le trio d’acteurs prend davantage de distance, l’empathie avec les personnages est réduite et la direction de la photographie pousse en ce sens avec une image bleutée et glacée. Plus question de camaraderie pour trouver de l’aide, Alan Mak et Felix Chong écrasent leurs personnages dans des paysages urbains tristes et rêches.

Est-il utile d’insister sur ce bémol ? Mais après tout oui, il faut exorciser ce vilain travers devenu mode pour flatter un certain public. Même ici, au cœur d’un polar d’excellente facture, quelques personnages se laissent aller au couplet légèrement nationalo-xénophobe de plus en plus récurrent. Il faut s’unir contre « l’étranger », il faut se méfier de « l’investisseur étranger ». Pommade de convenance pour les uns, urticant de plus en plus régulier pour les autres. Voilà c’est dit.

Il n’en reste pas moins qu’Overheard 2 est un très bon thriller made in Hong Kong, qui bénéficie d’une agréable montée en puissance et de beaucoup de surprises. L’équipe gagnante du premier a donc réussi son pari de renouer avec le succès tout en bouleversant la formule. C’est la recette d’une bonne franchise. A quand Overheard 3 sur le même concept ?
François Drémeaux 9/1/2011 - haut

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