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La 7ème Malédiction    (1986)
The Seventh Curse porte clairement la marque de son auteur : L'incontournable Nam Nai Choi. On retrouve les débordements gore qui seront à l’œuvre dans The Story Of Ricky, de jolies filles dénudés (j’exagère un peu, il n’y en a qu’une ici) comme dans Erotic Ghost Story et des effets spéciaux confondant de naïveté tel ceux de Saga Of The Phoenix et The Cat. Mais ce qui frappe le plus à la vision de ce sérial made in HK, c’est la parenté avec certains films d’aventures Italiens de la fin 70ies/début 80ies qui présentaient des ingrédients très similaires. Tout l’esprit de ce cinéma populaire se retrouve, avec les mêmes défauts et les mêmes qualités.

Au rayon défauts, il y a bien évidemment un scénario très peu regardant sur la cohérence. Des personnages se battent pendant 5 minutes alors qu’ils sont dans le même camps, les sortilèges se font et se défont selon le plaisir du scénariste…En fait le scénar essaye de se sortir de tout ses trous et incohérences par le biais de Saint Chow Yun Fat. Celui ci interprète le personnage de Wiselee (cf : The Cat), présenté ici comme une sorte de professeur « je sais tout », il a réponse à toutes les questions et solutions à tout les problèmes. Décontracté et l’air toujours sur de lui, la composition de Chow est particulièrement savoureuse. De là à dire que ça rend l’histoire mieux construite, il ne faut pas exagérer, c’est toujours très bordélique, mais ça permet tout de même vaille que vaille de le faire tenir debout. Autre élément malheureusement récurrent dans ce type de film d’aventure : Un certain racisme bon teint envers les populations étrangères. Tout comme les Africains sont considérés par beaucoup d’occidentaux comme des sous développés, l’Asie du sud est (et tout particulièrement la Thaïlande) est vue par les Hong Kongais comme peuplé de sauvages obéissant aux superstitions les plus primaires. Et vas y que je t’utilise tous les clichés habituels : Le cruel Shaman, la tribu totalement soumise, la jolie indigène peu farouche…Eh oui vous ne le saviez pas mais la Thaïlande n’a pas évolué depuis des siècles !

Reste que malgré cela, le film réussit quand même à se laisser regarder sans trop de problèmes. Les défauts grossiers relevé plus haut confèrent même ce charme si particulier propre aux vrais nanars. Tout cela est tellement gros que ça devient fondamentalement jouissif. Le fait que le rythme du film soit élevé, sans temps morts, fait aussi beaucoup. On passe d’une scène gore à une scène comique sans le moindre complexe, sans oublier le Kung Fu, l’érotisme, et des effets spéciaux bien amateurs comme on pouvait s’y attendre de la part d’une telle production (le monstre final de Conan le Destructeur est un chef d’œuvre à coté de la momie de The Seventh Curse). Au milieu de ce désordre ambiant, Nam Nai Choi parvient à produire quelques séquences étonnamment fun tel cette escalade d’un Bouddha géant avec attaques de moines en rappel (j’avais prévenu que le scénar était n’imp !) ou l’assaut des indigènes sur le camps de Yuan.

Et puis il y a aussi une distribution surprenante par son hétérogénéité. On y trouve donc Chow Yun Fat qui a du faire le film plus pour le cachet qu’autre chose, ne vous laissez pas abuser d’ailleurs, le film est vendu sur son nom mais il n’y apparaît au total qu’une quinzaine de minutes. Chin Siu Ho, bon artiste martial et acteur en général compétent mais qui ici à tout de même du mal à être crédible dans son personnage de Yuan, on est loin du charisme d’un Indiana Jones. Maggie Cheung tendance début de carrière, autrement dit elle en fait des tonnes. Dick Wei, spécialiste des rôles de méchants dans les films de kung fu (95% de sa filmographie) qui ici joue (roulement de tambour) un gentil !! Mine de rien il est un des acteurs les plus crédible et intéressant du film, dommage qu’il n’ait pas joué plus souvent ce type de rôles. On dénombre aussi un grand nombre de caméos, citons en vrac Kara Hui, Yasuaki Kurata ou Ni Kuang.


Finalement Nam Nai Choi nous a encore pondu un de ces nanars sympa dont il a le secret. Une telle constance, c’est assez impressionant !
Arnaud Lanuque 7/25/2004 - haut

La 7ème Malédiction    (1986)
Mise en garde à l'attention des fans de Chow Yun Fat : encore plus que pour The Lunatics ou Scared Stiff, les producteurs de The Seventh Curse se sont servis abusivement de la notoriété de l'acteur pour vendre leur film. Il y apparaît, en tout et pour tout, un maximum de 8 minutes, mais, et c'est le plus drôle, 8 minutes complètement éparses dans le récit. Il joue le rôle du "sifu" et, à ce titre, donne plusieurs fois des conseils au héros : alors "paf !", il débarque, et "hop !" il disparaît. Et puis il revient dans la scène finale armé d'un bazooka (!) pour détruire le méchant. Entre temps, on l'aura vu fumer la pipe, boire du cognac et prodiguer nombre de conseils... Pas étonnant que Chow Yun Fat tournait si aisément 15 films en une année !!!

Pour en revenir plus généralement à The Seventh Curse, vous l'aurez déjà compris avec l'utilisation "publicitaire" de Chow Yun Fat, on nage en plein dans l'univers de la série B.
Tout y est : la durée du film (77 minutes), les scènes gore (elles abondent, sont parfois bien fichues mais font parfois rire), des femmes peu habillées et même quelquefois complètement nues (il ne faut pas oublier que le sieur Nam Nai Choi est aussi le futur réalisateur de Erotic Ghost Story), du kung-fu (les comédiens et les chorégraphies - même si elle sont co-signées Yuen Bun - ne sont malheureusement pas à la hauteur), un scénario bourré d'invraisemblances qui part dans tous les sens et des acteurs pas du tout crédibles.

The Seventh Curse commence comme un film policier - la police donne assaut à un preneur d'otages retranché dans un immeuble - et prend un soudain virage ahurissant (on ne sait plus dans quelle histoire on est !) vers le serial, dans le pur style Indiana Jones And The Temple Of Doom. Et c'est justement à partir de ce moment que le film devient délicieux !
Car oui, The Seventh Curse est un excellent divertissement : on n'a pas le temps de s'y ennuyer une minute, à l'opposé de ces nouveaux films hongkongais lorgnant vers le high-tech hollywoodien, comme le fait si bien Downtown Torpedoes.

Maggie Cheung est charmante (est-il seulement besoin de le rappeler ?), mais tient encore un de ses rôles de gentille bécasse.

Au final, un film involontairement délirant, un must pour les amateurs de séries B horrifiques. The Seventh Curse, c'est en quelque sorte le petit frère pauvre de Army Of Darkness.
David-Olivier Vidouze 5/2/2000 - haut

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