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Critiques Express

Blade Of Fury    (1993)
En 1973, Chang Cheh réalise « Blood Brothers », un kung fu pian mettant en vedette David Chiang, Ti Lung et Chen Kuan Tai. Cette histoire d’amitié virile et de trahisons entre des frères de sang a marqué le cinéma de Hong Kong à tel point que des réalisateurs comme John Woo s’en sont saisis (A Bullet In The Head). Récemment encore, un remake contemporain mettant Daniel Wu en vedette a été réalisé.

Blade of Fury est le remake de « Iron Bodyguard » avec Chen Kuan Tai, réalisé par Chang Cheh et Pao Hsu Li. Or ses thématiques le rapprochent plus de « Blood Brothers » et des enjeux chers à l’Ogre de Hong Kong. Très loin des films habituels de Sammo Hung, on sent l'influence des films de Chang Cheh dans le scénario: contexte historique important, thèmes comme l'amitié, la loyauté et la traîtrise au centre, bref tous les éléments qui font un film de sabre digne de ce nom.

Grandement inspiré par ce postulat de départ, Sammo signe ici l'une de ses réalisations les plus expérimentales, que ce soit du point de vue des combats, ou des scènes de dialogue. Jamais la photo n'avait été aussi travaillée dans un de ses films, avec en particulier un travail sur la couleur impressionnant, surtout dans les scènes où Yeung Fan rencontre Rosamund Kwan. Ces scènes, loin de tomber dans la mièvrerie se révèlent très poétiques, de part l'attitude des deux personnages, toute en finesse et en retenue, mais aussi grâce aux plans magnifiques, (la scène du bateau en est l'un des plus beaux exemples, avec une atténuation des couleurs et une accentuation du rouge et du rose) ainsi que la musique somptueuse de Lowell Lo.

Pour ce qui est des combats, ils sont à la fois très différents et tout à fait dans l'esprit Sammo. Il est rare de voir tant de câbles et d'exagération dans les figures, mais on retrouve cette violence significative, cette rage exprimée chaque fois avec tant de puissance. Les plans sont également beaucoup plus accélérés que d'habitude, en particulier dans les combats à mains nus, et surtout la caméra ne tient jamais en place. Ce montage épileptique des combats, s'il ne rend pas tous les mouvements lisibles, nous fait ressentir de plein fouet cette furie dont il est question. L'une des forces du film est en effet de maintenir une pression qui ne fait que croitre jusqu'au final où elle explose dans un affrontement barbare. Mais Sammo n'est pas seul responsable de cette tension, les acteurs contribuent grandement au spectacle.

Yeung Fan est la révélation du film, avec ses yeux brillants remplis de tristesse et d'espoir, c'est un personnage digne et loyal, il représente la chevalerie dans le sens le plus noble du terme. Quel dommage qu'il ne soit pas plus connu, que ce soit pour le jeu ou la tenue pendant les combats, il donne vraiment de la dignité à son personnage (mais je doute qu'il s'agisse d'un authentique pratiquant, il est très souvent doublé par Collin Chou dans le film, y compris pour des passages au sol) Ti Lung, égal à lui même est fabuleux, il parvient à merveille à nous faire vivre son idéal, jusqu'à son sacrifice, l'un des moments les plus forts du film.

L'acteur qui joue Yuen Shikai est également très bon, son rôle de traître lui va très bien, d'autant qu'avec son air calme et réfléchi, il semble loyal. Mais cette douceur apparente ne fait que renforcer la déception! Cependant, il ne peut rivaliser avec Ti Lung et Yeung Fan qui sont extraordinaires.

Cynthia Khan trouve ici son meilleur rôle je trouve, elle n'a jamais été aussi charismatique qu'ici. Collin Chou, dans un rôle plus effacé est assez bon aussi. Les combats servent réellement le scénario ici, à tel point qu'on regarde moins le film pour les combats que pour l'ensemble (ce qui n'est pas toujours le cas) ici ils font vraiment partie intégrante de l'histoire. Ainsi la scène d'ouverture (superbement filmée) ne fait que donner plus de force au personnage de Yeung Fan, et celle du tournoi l'impose plus encore comme un personnage humble et noble à la fois. Inutile de dire que j'ai adoré ce film, je me suis vraiment senti impliqué dans le destin de ces personnages, et c'est pour moi l'un des meilleurs wu xia pian que j'ai vus.

S'il est vrai que beaucoup d'événements s'enchainent, on se sent vraiment impliqué. Quant aux combats, ils sont expérimentaux, on aime ou on n'aime pas, mais je ne trouve pas de toutes manières qu'ils soient le principal intérêt du film. En tout cas, ce n'est pas un film qui peut laisser indifférent.
Léonard Aigoin 5/1/2010 - haut

Blade Of Fury    (1993)
Blade Of Fury fait partie de tous ces films tournés dans le sillage du succès obtenu à Hong Kong par la saga des Once Upon A Time In China. C’est le grand Tsui Hark qui a remis au goût du jour un style classique, le wu xia pian, en en modernisant quelque peu les règles (le wu xia pian étant un genre à part entière du cinéma hongkongais, à l’image du film noir pour le cinéma américain ; et comme tout genre, il se doit d’obéir à des règles bien précises et prédéfinies) : usage de câbles, combats en quasi apesanteur... Et comme c’est chaque fois le cas à Hong Kong lorsqu’un nouveau film fait exploser le box-office, de nombreux « rip-off » furent aussitôt mis en chantier, du pire au meilleur. Et justement, Blade Of Fury fait partie du meilleur ! Bien sûr, on sent que Sammo Hung réalisateur n’a pas bénéficié du même budget que Tsui Hark. Bien sûr, l’acteur principal n’est pas Jet Li. Bien sûr, la musique n’est pas signée James Wong. Bien sûr, le format n’est pas le superbe cinémascope des OUATIC mais le plus sobre 1.85. Bien sûr, la production du film a échu à Lo Wei, vétéran des films de kung-fu et peut-être à ce titre un peu fatigué (c’est lui qui a lancé Bruce Lee et Jackie Chan !). Mais Sammo Hung s’en tire avec tous les honneurs et nous montre qu’il est toujours capable (du moins en 1993) de réaliser de grands films et pas seulement des navets comme Mr. Nice Guy.

Son histoire est intéressante (entre l’invasion japonaise et la guerre des Boxers), n’a pas le happy end de rigueur à Hong Kong et la mise en scène, de très bonne tenue, a même l’audace d’être parfois poétique (la séquence d’ouverture, les entraînements, les filtres sur les plans de paysages...) ! Les scènes d’action sont très bien chorégraphiées et filmées. Mais attention, si l’emploi des câbles vous insupportent, sachez que Sammo Hung n’a pas lésiné sur leur usage. Les acteurs jouent parfaitement bien leurs rôles et cultivent une ambiguïté salutaire pour l’intérêt du spectateur. Jusqu'au méchant tout désigné, le jeune artiste martial japonais, qui finalement n’est pas si mauvais que ça...

Blade Of Fury peut être classé parmi les classiques d’un genre malheureusement aujourd’hui retombé dans un certain oubli... (et ne me parlez pas des médiocres The Storm Riders, A Man Called Hero ou The Duel !)
David-Olivier Vidouze 10/1/2000 - haut

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