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Critiques Express

La 14ème Lame    (2010)
Donnie Yen est un le membre les plus émérite de la police secrète de l'Empereur pour lequel il capture et assassine. La faiblesse morale du souverain, libidineux et influençable, laisse la voie libre aux ambitions de l'eunuque impérial qui se verrait bien prendre la place de son actuel maître. Pour cela, il n'aura de cesse de faire exécuter tous les notables du royaume les uns après les autres, accusés de traîtrise envers l'état. C'est la police secrète qui est chargée de ses basses œuvres. Notre héros découvrant ces ambitions ne tardera pas à se rebeller et à prendre la fuite.

Ce scénario vous dit quelque chose ? Pas étonnant puisqu’il s’agit de celui de Secret Service Of The Imperial Court avec Leung Kar-Yan. Alors en effet, l’histoire de 14 Blades n’est pas tout à fait identique, mais les similitudes sont tellement nombreuses qu’on a du mal à comprendre les déclarations de l’équipe du film qui ne cesse de parler de « jamais vu ».

Autant le dire tout de suite, le film de Daniel Lee souffre d’un manque d’originalité des plus désagréables. La photo est belle, les décors et les costumes magnifiques, mais où est la passion ? Le réalisateur abandonne ses élans stylistiques pour une mise en image plus lisible, mais sa narration manque de souffle et il ne réussit jamais à nous investir dans une intrigue classique et sans surprise. C’est bien simple, tout est prévisible, tout a déjà été vu. Le flashback narrant l’enfance des jinyweis est l’exemple frappant du manque d’imagination de l’auteur, qui réalise cette scène comme n’importe quel tâcheron.
14 Blades n’est pas pour autant un mauvais film, mais il est terriblement banal.

Au-delà de l’aspect visuel pur, on regrettera également quelques effets spéciaux qui ont déjà vieilli, censés donner un aspect surnaturel aux combats. Il faut saluer l’intention du réalisateur, qui a tenu compte des remarques sur ses montages trop découpés. On remarque toutefois qu’en adoptant un style plus statique, il filme l’action de façon plate. Ku Huen Chiu, ancien assistant de Yuen Woo-Ping, livre ici un travail sans saveur. Pour un wu xia pian, il est regrettable que les échanges les plus réussis soient ceux aux poings. On s’étonnera de la durée des affrontements, relativement courts, mais c’est surtout le manque d’enchaînements complexes qui déçoit. Mis à part quelques éclats spectaculaires, les duels manquent de punch. La chorégraphie est redondante, à tel point qu’aucun combat n’est mémorable. Difficile de se montrer enthousiaste face à un tel résultat.

Pourtant le talent ne manque pas. Donnie Yen est plutôt en forme, et il affronte même Chen Kuan Tai lors d’un des meilleurs combats du film malheureusement bien trop court. C’est d’ailleurs la frustration que l’on ressentira sur l’ensemble du film, en pensant notamment à un nouveau duel entre Donnie Yen et Sammo Hung qui n’arrivera jamais.

L’une des grandes qualités du film est d’ailleurs son casting. Daniel Lee aime les acteurs de l’ancienne génération, il l’a déjà prouvé dans What Price Survival et Three Kingdoms - Resurrection Of The Dragon. 14 Blades nous permet de retrouver, outre le boxeur de Shantung, l’excellent Law Kar-Ying (qui n’a pas pris une ride), Wu Ma, Fung Hak On, mais aussi Damian Lau. Bien sûr, ils n’apparaissent que le temps de quelques scènes, mais c’est avec un plaisir non dissimulé qu’on les aperçoit.
On regrettera qu’en conséquence d’une intrigue insipide, leur présence soit aussi gratuite que mal exploitée.

Néanmoins, tout le monde n’est pas mal exploité. Vicky Zhao est plutôt convaincante, tout comme Wu Chun et Kate Tsui. Mais c’est bien sûr Da Man himself qui remporte l’adhésion. Donnie Yen avait déjà démontré sa formidable présence physique malgré un faible temps de présence à l’écran dans Seven Swords. Dans 14 Blades, son charisme est époustouflant, renforcé par un costume très classe. Dramatiquement, l’acteur semble s’améliorer de film en film, son personnage restant mieux écrit que les autres.

14 Blades n’est pas un film dont j’attendais énormément, la déception n’est donc pas trop grande, mais le manque d’ampleur de l’ensemble, et l’absence de chorégraphie mémorable en font un divertissement vite vu vite oublié.
Léonard Aigoin 3/19/2010 - haut

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